Le programme 2020

« Correspondances 1932-1959 » de Boris Vian
  • Lecture
 par François Morel accompagné au piano et à l’accordéon par Antoine Sahler
  • 21 h / Grande salle du théâtre Jean-le-Bleu. 15 € et 10 € (tarif réduit).

« En avant la zizique », cette année Boris Vian aurait eu 100 ans ! Pour fêter cet anniversaire les éditions Fayard publient sa correspondance, un bijou illustré de dessins, de manuscrits, de cartes postales et d’enveloppes. Nicole Bertolt, mandataire de l’œuvre, a collaboré dès 1980 avec Ursula Vian-Kübler – la seconde épouse de l’écrivain – pour réunir, éditer et préfacer admirablement cette somme de plus de 400 lettres. Adressées à Pouche, sa mère, les femmes de sa vie, Patrick et Carole, ses enfants, ses copains, ses éditeurs ou ses lecteurs, cette correspondance donne à entendre l’homme curieux, l’artiste incroyable, tour à tour poète, chanteur, romancier, critique musical, trompettiste de jazz, peintre, bricoleur de génie, ingénieur… Une et même voix alors qu’on lui en connaît une trentaine sous différents pseudonymes (Vernon Sullivan, Bison Ravi, Eugène Minoux, Gédéon Molle, Otto Link, Adolphe Schmürz…). Se révèle également une facette moins connue de Boris Vian : celle du jeune homme sombre et mélancolique ; malade, il sent que la vie sera brève. De fait, il mourra à 39 ans.

 

Le grand François Morel, comédien, chanteur, metteur en scène et chroniqueur de radio revient à Manosque pour lire ces lettres.
Ses centres d’intérêt et ses passions sont multiples, son éclectisme sans limite. Il y a donc fort à parier que l’univers de Boris Vian lui aille comme un gant.

 

À LIRE : Boris Vian, Correspondances 1932-1959, édition établie, présentée et annotée par Nicole Bertolt, Fayard, 2020.